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En préparation

Lehotkay, R., Carminati, F. & Galli Carminati, G. Animal assisted therapy for adults with autistic spectrum disorder and severe intellectual disability: exploration of the effectiveness through a case study (en préparation).

Publiés

Lehotkay, R. (2015). Un chien pour la liberté. In: G. Galli Carminati, Les Murs de la liberté (pp. --). Médecine et Hygiène, Genève.

Galli Carminati, G., Lehotkay, R., Martin, F. & Carminati, F. (2013). An hypothesis about Jung’s collective unconscious and animal-assisted therapy. NeuroQuantology, 11(3), 451-465.

Lehotkay, R. (2012). Tel maître tel chien: ou comment le profil d'attachement du chien correspond à celui de son maître. Editions Universitaires Européennes.

Lehotkay, R. Petites et grosses bestioles: de Montréal à Genève (2012). In: G. Galli Carminati, & A. Méndez, Etapes de vie, étapes de soin (pp. 63-87). Médecine et Hygiène, Genève.

Lehotkay, R., Orihuela-Flores, M., Deriaz, N., & Galli Carminati, G. (2012). La thérapie assistée par l'animal, description d’un cas clinique. Psychothérapies, 2(32), 115-123.

Lehotkay, R. (2009). La thérapie assistée par l'animal, une aide précieuse en cas de limitations importantes du langage. In: G. Galli Carminati, & A. Méndez, Thérapies de l’extrême (pp. 143-149). Médecine et Hygiène, Genève.

Lehotkay, R., Varisco, S., Deriaz, N., Douibi, A., & Galli Carminati, G. (2009). Intellectual disability and psychiatric disorders: More than a dual diagnosis… Archives Suisses de Neurologie et de Psychiatrie, 160(3), 105-115.

Lehotkay, R., 2004. L'attachement dans la relation entre le chien et son maître. Passionnément Chien, 2 (4), 7-9.
(lire l'article ci-dessous)

Goulet, S., Doré, F. Y. & Lehotkay, R., 1996. Activation of locations in working memory in cats. Quarterly Journal of Experimental Psychology, 49b (1), 81-92.



Max et Louise dans les médias…

A voir ou à entendre…


Couleurs locales du septembre 2013 :  http://www.rts.ch/video/info/couleurs-locales/5237902-la-zootherapie-utilise-un-animal-pour-dedramatiser-une-therapie.html  

Téléjournal de la TSR du 27 octobre 2008 : Nouvelle thérapie en psychiatrie : les animaux peuvent aider les malades http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/journal-19h30/1496579-nouvelle-therapie-en-psychiatrie-les-animaux-peuvent-aider-les-malades.html  

Scène de Ménage du 28 septembre 2005. Malheureusement l'émission n'est plus disponible sur le site de la TSR. 

Impatience de la RSR du jeudi 25 septembre 2008
‏.  

J'ai également participé à la préparation des émissions suivantes :

36.9 du 01 juin 2011 :  Médor, Pompon et Moustache, thérapeutes à domicile http://www.tsr.ch/emissions/36-9/3181120-medor-pompon-et-moustache-therapeutes-a-domicile.html  

Temps Présents du 11 octobre 2007 : Mon chat est mort ce soir
http://www.tsr.ch/emissions/temps-present/1336982-mon-chat-est-mort-ce-soir.html


A lire :

Psychoscope (No 7) du mois de juin 2010 : Panorama : Portrait de Rachel Lehotkay (p. 34-35)
http://www.psychologie.ch/fileadmin/user_upload/dokumente/archiv-psc/PSC_7-10.pdf

Tribune de Genève du 1er octobre 2010 : L’animal, un ami qui nous veut du bien http://archives.tdg.ch/TG/TG/-/article-2010-10-97/l-animal--un-ami-qui-nous-veut-du-bien

Magazine Trampoline (no 12) des mois de septembre-novembre 2008 : Relations : mon animal me comprend-t-il ? (p.4)  

Pulsations (no 7) du mois de septembre 2008 : Une thérapie qui a du chien ! (p. 10) http://www.hug-ge.ch/_library/pdf/Actualite_sante/pulsations_sept_2008.pdf  

Psychoscope (no 6) du mois de juin 2008 : Panorama : Trois questions à… Rachel Lehotkay (p.38) http://www.psychologie.ch/fileadmin/user_upload/dokumente/archiv-psc/PSC_6-08.pdf  

Pulsations (no 6) du mois de juin 2005 : La zoothérapie, pas si bête ! (p. 12) (Interview de Rachel Lehotkay, docteur en psychologie) http://www.hug-ge.ch/_library/pdf/Actualite_sante/pulsations_juin_2005.pdf

Le matin Bleu du 10 mars 2008

La zoothérapie : quand les animaux soignent les hommes
La zoothérapie a récemment fait son apparition en Suisse romande. Ardente prati­cienne, Rachel Lehotkay est docteur en psychologie et of­ficie dans son cabinet gene­vois ainsi qu’à l’Hôpital can­tonal, à l’aide de son labra­dor. «La zoothérapie consiste à mettre l’animal dans l’envi­ronnement d’une personne qui a besoin d’aide, explique-­t- elle. L’animal, quel qu’il soit, devient un catalyseur so­cial mais ne se substitue pas au thérapeute.» Dans la prati­que, comment cela marche-­t-il ? «Prenons, par exemple, une personne gravement ma­lade, du sida ou du cancer, qui aurait perdu l’envie de lutter contre sa maladie, se laissant mourir et que son entourage aurait abandon­née. Un chien ou un autre animal n’est pas dans le juge­ment à l’égard de ce patient. et son contact, sous le con­trôle du zoothérapeute, tend à faire rejaillir l’envie de vivre. Cette envie peut contribuer à une nette amélioration.» On remarquera aussi que cer­tains toxicomanes trouvent la force de survivre parce qu’ils se sentent obligés de s’occu­per de leur compagnon canin qui leur prodigue de l’amour. «Un chien, poursuit Rachel Lethokay, incite une per­sonne souffrant de surpoids et enfermée dans un EMS à faire une promenade, et donc un effort. La thérapie s’assi­mile au jeu, et donc à un acte normal.» La zoothérapie n’est remboursée par l’assu­rance que dans de très rares cas, mais elle intéresse de nombreux médecins et pres­tataires de soins. Les mentali­tés évoluent ● Emmanuel Coissy
 
Une autre manière de soigner avec les animaux
Vieille de plus de trois mille ans, la pharmacopée chinoise utilisait déjà des substances d’origine animale ou humaine. Par exemple, on utilise l’hippocampe, les reins de porc, la chair de serpent ou les bois de cerf, ainsi que les ongles, les cheveux, les dents, les excréments, le placenta et les urines d’origine humaine à des fins thérapeutiques. Des composants organiques qui possèdent bien souvent les mêmes molécules que celles qui constituent nos médicaments.

VRAI/FAUX

Bave d’escargot, chiens renifleurs et asticots


Les chiens flairent­-ils les cancers ? VRAI
Certains chiens ont été dressés pour dé­tecter les grains de beauté malsains qui pourraient pro­voquer un cancer de la peau. Le même animal peut contribuer à découvrir un cancer de la prostate. Cette technique peut être employée sur des pa­tients moins effrayés par la truffe d’un chien que par le toucher rectal d’un méde­cin.

Le dauphin perçoit-il une arythmie cardiaque ? VRAI
Ces cétacés peuvent «scanner» un être humain grâce à leur sonar et percevoir ses organes internes, ce qui correspond à un examen échographique médical ultrapré­cis. Par un phénomène d’empa­thie, l’animal veut alors surveiller la personne. En revanche, le dau­phin ne soigne pas l’autisme, mais peut intervenir dans le soin.

Les médecins jouent-ils avec les sangsues ? VRAI
L’utilisation des sangsues médicinales re­fait surface comme traitement de sauvetage d’ur­gence. Des chirurgiens prescrivent des sangsues dans le but de retirer l’excès de sang qui s’accumule après des chirurgies visant à réim­planter un doigt, une oreille ou une autre partie du corps section­née. En plus de retirer le sang engorgé, le principal bienfait pro­vient des anticoagulants et des vasodilatateurs naturels que ren­ferme la salive des sangsues.

Les asticots nettoient-ils les plaies ? VRAI
Appelée «asticothérapie», cette technique très ancienne est em­ployée en milieu hospitalier pour soigner les escarres sans antibioti­que. Des larves de la mouche verte, après désinfection, sont placées sur une plaie dans des tissus mous du corps humain et ne consomment que les tissus morts, facilitant la cicatrisation des tissus sains.

La bave d’escargot soigne-t-elle la peau ? FAUX
Les dermatologues crient à la charlatanerie à propos des vertus de la bave d’escargot dans le traitement de la peau. Rien n’est avéré, et cet ingrédient contenu dans des cosmétiques vendus au téléachat est une escroquerie.

Lehotkay, R. (2012). Tel maître tel chien: ou comment le profil d'attachement du chien correspond à celui de son maîtreEditions Universitaires Européennes

Résumé

Qu’est-ce que la relation Homme-Animal ? Comment est-elle étudiée dans le domaine scientifique, et quelles en sont les conclusions actuelles ? Qu’en est-il de l’étude de l’attachement, et qu’est-ce qu’un profil d’attachement ? Ce livre a pour objectif de répondre à ces questions, ou du moins d’en donner une réponse parmi d’autres. Ainsi, le contexte théorique d’une recherche faite dans le cadre des études de doctorat de l’auteure permet au lecteur d’avoir un aperçu de la manière dont les scientifiques étudient cette relation si particulière qu’est celle que nous avons avec nos animaux de compagnie. Considérant que l’attachement implique une relation entre un donneur de soins et un individu qui reçoit des soins, la relation homme-animal est souvent considérée comme étant similaire à celle qui se développe entre une mère et son enfant. Tenant compte de la correspondance de patrons d’attachement établie dans la relation mère-enfant, la présente étude tend à démontrer qu’il y a également une correspondance d’attachement dans la relation homme-chien. L’interprétation de cette correspondance met alors l’accent sur l’origine de l’attachement qui unit un chien à son maître.


Vous trouvez ci-dessous l'article publié en 2004 dans le mensuel québécois Passionnément Chien, ainsi que le résumé de ma thèse de doctorat, publiée en 2012 aux Éditions universitaires européennes.

LEHOTKAY, R., 2004. L'attachement dans la relation entre le chien et son maître. Passionnément Chien, 2 (4), 7-9.

La relation que vous avez développée avec votre chien est certainement basée sur l'affection que vous lui portez, mais aussi sur l'amour qu'il vous démontre chaque jour ! Vous ne le saviez peut-être pas, mais cet attachement réciproque fait l'objet de recherches scientifiques depuis plusieurs années maintenant. Cet article a ainsi pour but de vous informer sur les dernières découvertes faites dans ce domaine qu'est l'attachement dans la relation homme-animal de compagnie.

La relation homme-animal de compagnie est un phénomène ancien, particulièrement dans le cas du chien domestique (Canis Familiaris), qui vit parmi les hommes depuis environ 15’000 ans. Depuis ce temps cette relation a évolué, mais la raison principale qui nous pousse à adopter un animal de compagnie demeure l'attachement que nous développons pour notre animal. Considérant que l'attachement implique une relation entre un individu qui prodigue des soins et un autre qui les reçoit, la relation qui se développe entre une personne et son animal de compagnie est alors souvent considérée comme étant comparable à la relation présente entre une mère et son enfant. C’est sans aucun doute ce que vous-même vivez chaque jour avec votre animal.

Pour comprendre le phénomène de l’attachement entre l’homme et l’animal, il est essentiel de comprendre celui de l’attachement entre humains. Un brin de psychologie s’impose...

Au sens large, l’attachement fait référence aux sentiments qui unissent deux individus, habituellement de même espèce. En psychologie, la notion d'attachement est généralement utilisée dans le cadre de la relation mère-enfant, et plus particulièrement dans le contexte de la théorie de l'attachement de Bowlby. Ce dernier, un médecin anglais, a élaboré sa théorie dans les années 70 à partir des concepts et méthodes issus de l’éthologie, en s'éloignant ainsi de la théorie freudienne qui considère que l’enfant s’attache à sa mère parce que celle-ci satisfait son besoin primaire de l’alimentation. Bowlby considère que la recherche et l’approche de la mère par son jeune sont des comportements qui assurent la protection de ce dernier face aux prédateurs potentiels de l’espèce. Selon lui, le contact entre le jeune et sa mère est l'élément primordial qui permet le développement de la relation d'attachement. Ainsi, la théorie de l’attachement de Bowlby suppose que lorsqu’un enfant est éloigné de sa mère et éprouve de la détresse, il tend à rétablir le contact avec celle-ci. Mais comme vous le savez, deux individus réagissent différemment devant la même situation, et deux mères auront donc des réactions différentes face à la détresse de leur enfant. Il en résulte que l’enfant, suivant la réaction de sa mère, développera une façon personnelle de contrôler sa détresse, et donc un profil d'attachement différent. Dans cette optique, plusieurs méthodes ont vu le jour afin d'évaluer le profil d'attachement chez l'enfant et chez l'adulte. Ces méthodes d’évaluation ont permis de mettre en évidence une correspondance entre le profil d’attachement de l’enfant, évalué à l’aide de la Situation Étrangère de Ainsworth et le profil d’attachement de sa mère, évalué à l’aide d'un questionnaire. (Mary Ainsworth, collaboratrice de Bowlby, a développé une situation expérimentale où l'enfant est confronté à un étranger, d’abord en présence de sa mère, puis sans elle. C’est ce qu’on a appelé la « Situation Étrangère de Ainsworth »).

Passons maintenant à la relation que l'homme a avec son animal de compagnie, puisque c’est là le sujet qui nous intéresse. Dans ce domaine, les études faites sur l’attachement sont loin d’être aussi satisfaisantes dans la mesure où elles ne permettent que d'évaluer le niveau d’attachement de l’homme envers son animal à l’aide de questionnaires. Toutefois, utilisant le contexte de la théorie de Bowlby, une étude a établit que le chien manifeste des comportements d'attachement lorsqu'il est séparé de son maître qui sont similaires à ceux de l'enfant lorsqu'il est séparé de sa mère. À partir de ces résultats, et reprenant le parallèle fait entre la relation de l'homme avec son animal de compagnie et celle de la mère avec son enfant, nous avons posé l’hypothèse suivant laquelle les comportements d’attachement du chien sont également liés au profil d’attachement de son maître. Les comportements d'attachement des chiens ont été analysés à l'aide d'une version adaptée pour le chien de la Situation Étrangère de Ainsworth, alors que le profil d'attachement des maîtres a été établi au moyen d’un questionnaire mettant en évidence la manière dont ces derniers recherchent la proximité dans leur relations d'attachement en général.

Alors que retirons-nous de cette étude ? Quelles sont nos conclusions ?

Premièrement, nos résultats montrent que les chiens n’ont pas tous le même profil d’attachement vis-à-vis de leur maître. Deuxièmement, le profil d'attachement du chien correspond effectivement à celui de son maître, tout comme il a été démontré dans la relation mère-enfant. Ainsi, les personnes qui recherchent plus de proximité dans leurs relations proches possèdent un chien qui recherche également plus de proximité avec elles, alors que les personnes plus distantes dans leurs relations proches ont un chien plus distant avec elles.

Bien que ces résultats semblent surprenants, précisons que selon la théorie de l'attachement, le lien entre le profil d'attachement de la mère et celui de son enfant est modelé à travers leurs interactions. Étant donné que la plupart des personnes ont adopté leur chien très jeune, il est fort probable que leur manière d'interagir a influencé le comportement de leur chien. Ce dernier semble donc moduler son comportement en fonction de celui de son maître, tout comme le jeune enfant le fait envers sa mère. C’est certainement le cas de votre propre chien, sans même que vous vous en soyez rendu compte.

Quant au maître, nous remarquons que son profil d'attachement influence les interactions qu'il a avec son chien. La plupart des propriétaires d'animaux considèrent leur animal comme un ami ou un membre de la famille. Ces dernières descriptions faisant davantage référence à un humain, il est possible qu’une personne projette effectivement une identité humaine sur son chien, ce qui expliquerait le fort attachement qu'une personne peut avoir pour son animal. Il se peut que vous vous reconnaissiez dans cette description. Vous comprendrez alors mieux certains comportements.

Certes, les comportements d'attachement que le chien manifeste à l'égard de son maître sont similaires à ceux que le chiot démontre envers sa mère, mais cela n'implique pas forcément que le chien adulte considère son maître comme sa mère. Nous savons aussi que, dans une meute de chiens sauvages, les individus adultes dont le rang est inférieur expriment leur soumission au chef de meute par des comportements infantiles. Le chien semblant considérer l'humain comme un congénère, il est possible que les comportements d'attachement du chien domestique envers son maître soient pareillement un indice de soumission. Par conséquent, il demeure difficile de savoir exactement si le chien domestique voit son maître comme son chef de meute ou comme sa mère. Alors que les raisons de l'attachement d'une personne pour son chien demeurent multiples, l'attachement du chien domestique pour son maître peut également avoir plusieurs sources.

Et vous ? Pensez-vous que les comportements d'attachement que votre chien démontre à votre égard correspondent à votre manière d'aborder vos relations d'attachement en général ?
© 2006 Lehotkay